Le RSA-jeunes encore une fanfare sans instruments du gouvernement MEDEF.
Quand le RSA était mis en place pour remplacer le RMI, il a été
présenté comme une avancée. Sauf que, dans son application,
il laisse de côté une grande partie des jeunes de 18 à 25 ans,
sans droit au chômage indemnisé.
Le RSA-jeunes c'est une allocation qui devait concerner 160 000 jeunes chômeurs ou précaires.
Il a été présenté sous " la garantie sociale " de Martin Hirsch
pour nous faire gober la couleuvre de l'échec de l'emploi des jeunes.
Mais comme nous l'avons dit et dénoncé, le RSA et le RSA-jeunes
est une vraie mauvaise solution pour qui en devient " bénéficiaire "
car entre autres, le calcul de cette allocation est basé sur le quotient du revenu de la famille.
Alors, du fait que de nombreux jeunes vivent chez leurs parents, ils n'ont pas droit à cette somme
de 460 euros, ils n'ont que le noble titre de RSAstes de Vogue la galère, mais pas l'indemnisation.
Car, les conditions d'accès sont un frein au moins pour les plus jeunes, puisqu' il faut avoir
travaillé au minimum 3214 heures dans les trois dernières années précédant
la demande...
En gros : " J'ai 18 ans. Je demande l'allocation RSA - et pour cause... j'ai commencé à bosser à
15 ans ! (Sachant qu'à 16 ans on est encore scolarisé et pour certains en apprentissage). Donc, où
vais-je obtenir les heures demandées (3214 heures) ?... et d'ailleurs, pourquoi demander le RSA si ces mêmes
conditions m'ouvrent de plein droit l'ARE (allocation retour à l'emploi) ? "
Pour sûr, ça ne marche pas. Car il n'y a eu que 3400 " bénéficiaires " recensés
fin novembre 2010 par la CAF. Alors l'usine à gaz du RSA avec sa complexité, sert à peine,
à alimenter un réchaud, pour que la jeunesse " aille se faire cuire un oeuf "...
Ce dispositif mis en place ne crée pas ce qui manque. Ce qui manque c'est de l'emploi, seule
condition pour que les jeunes puissent trouver leur place et s'émanciper.
Le patronat et les responsables du chômage, dans ce pays font tout, sauf créer de l'emploi.
Ils touchent une multitude d'aides pour leurs entreprises et leurs intérêts, toujours sous
prétexte de création d'emploi et ils s'exemptent de cotisations et de taxes.
Contrairement à l'ARE qui est financée par la caisse Unedic et les cotisations sur les salaires,
le RSA est financé par les caisses de la " solidarité ", donc par la fiscalité et nos impôts.
C'est-à-dire que les chômeurs ou les précaires, ont un complément qui n'est en
rien payé par le patronat, alors que celui-ci porte une lourde responsabilité et est à
l'origine du problème du chômage.
Les contrats aidés (CAE, CUI etc.) relèvent des mêmes logiques.
Ils sont financés également par la fiscalité et font que les
salariés précaires exercent que des emplois défiscalisés.
Ces salariés produisent des richesses rapportent de l'argent aux entreprises ou
aux services publics, mais leur salaire abonde peu, les caisses sociales.
Il est indispensable que les fonds d'aide aux entreprises soient reversés à la création
d'emploi, sous forme de salaire et de cotisations. Car on ne peut pas à la fois payer le chômage par
des vies de misère et payer ceux qui le créent.
Le RSA pour tous (jeunes, moins jeunes ou en fin de carrière) est un objectif de patron, et des profiteurs.
Il y aurait d'une part " l'emploi à plein temps", d'autre part le " RSA intergénérationnel "
qui remplacerait une vraie indemnisation et ferait porter le poids du financement du chômage sur la population.
Il faut se battre pour les véritables droits à l'emploi, aux salaires et à la protection sociale.
Et s'opposer et combattre tout système qui précarise la vie des gens.