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LE DROIT A LA SANTE

Nous devons pouvoir accéder gratuitement aux soins de santé, sans condition de revenu, ni de statut social construire un droit reconnu par tous.
Nos revendications :
Que la Couverture Maladie Universelle (CMU) prenne en charge, à la hauteur des besoins, tous les soins (dentaires, auditifs, optique, frais d'hospitalisation, séjours…..) sans baise de la qualité des soins.
Nous exigeons le même traitement et accueil auprès de tous lieux médicaux, auprès de toute la profession médecin, pharmacien…, nous réaffirmons la nécessité de développer la médecine de proximité garante de l'accès aux soins pour tous en tous lieux.
A minima une visite médicale annuelle gratuite pour tous les demandeurs d'emploi. L'abandon des franchises médicales ainsi que de toutes taxes.
Une entière prise en compte des maladies professionnelle et la reconnaissance de la responsabilité du patronat.
Le retrait total du plan hôpital 2007 de Douste Blazy (tarification d'activité) La proximité des caisses de sécurité sociale Une retraite à la hauteur permettant l'accès véritable à la santé

Argumentaire

Une santé de qualité pour tous, fait partie d'un droit fondamental à l'existence. Dans les faits ce droit nous est contesté par l'appauvrissement de notre système de santé et de nos droits à y prétendre.
La sécurité sociale repose sur un système solidaire de cotisations correspondant aux moyens de chacun. Un système solidaire par la prise en charge de tous les soins d'ont ont besoin toutes les personnes.
Voilà les orientations qui devaient guider les politiques de santé dans notre pays au moment de la création de la sécurité sociale et que la Cgt avait défendues de hautes luttes pour les faire aboutir. Depuis ce ne sont que des remises en causes perpétuelles de ce droit à la santé par la mise en place de mutuelles privatisant notre système de santé.
Les franchises faisant supporter le coût des soins à chacun individuellement sans considération de revenus.
Les exonérations de cotisations patronales mettent continuellement en danger le droit de se soigner. Pour tous les salariés Privés d'Emploi, précaires, le résultat est dramatique. L'accès aux soins est plus que jamais inégalitaire, aujourd'hui la CMU ne permet pas de répondre aux besoins des salariés privés d'emploi, c'est l'application de la médecine du pauvre et de sa famille. C'est un véritable recul de civilisation que de ne plus pouvoir se soigner correctement. Les salariés précaires, les salariés à bas salaires, sont de plein fouet concernés par la casse de nos acquis, comment se soigner quant on a pas de couverture suffisante et que l'ont travaille pour survivre dans des emplois bien souvent précaires et pénibles.
Toutes ces réalités face au droit à la santé nous montrent à quel point nos revendications sont en prise avec les besoins constatés.

Lorsque nous perdons notre emploi, nous perdons aussi la santé.
Bien souvent la perte d'emploi s'accompagne d'une dégradation de celle-ci. Perdre un emploi est un choc violent aux conséquences importante sur l'individu et la famille. Se sentir déconsidérer laisse la porte ouverte à des attitudes qui ont des répercussions sur la santé, perte d'estime de soi, repli sur soi, culpabilisation. Des maladies latentes surgissent et ce n'est pas un hasard si la mortalité est plus importante chez les personnes La privation d'un emploi est un traumatisme qui bien souvent a des répercussion sur la santé, le moral, encore plus si le chômage perdure et ceci ne concerne pas uniquement le salarié Privé d'Emploi mais bien souvent toute sa famille. L'accès aux soins, les prises en charges, sont des parcours du combattant. L'inaccessibilité à certains soins (dentaires, optique, certaines maladies, soins particuliers ne sont pas pris en charge totalement par la CMU) de fait nous subissons une médecine à deux vitesses (ceux qui ont les moyens d'avoir des soins de qualité et les autres) cela concerne également les précaires, les salariés par l'impossibilité d'avoir une mutuelle, à défaut d'une véritable sécurité sociale. Nous avons besoin d'une vraie politique de santé publique.
Nous exigeons :
La prise en charge totale des soins pour toutes les personnes sans emploi et de leur famille, en situations de précarité.
Etre en bonne santé fait partie des conditions essentielles pour une vie digne respectueuse du droit de chacun.
Nous réaffirmons notre exigence du droit à la santé de qualité pour tous.

Mise en convergences :
- Le lien avec INDECOSA doit être développé. - Travailler avec la population pour la prise en compte de leurs réalités et de nos revendications. - Fédération santé action sociale, fédération des organismes sociaux.