Cette directive donne la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte
leur situation familiale ou scolaire, dans des centres de rétention où peuvent survenir des dépressions,
des grèves de la faim, des suicides... Lire l'analyse.
Extrait des : Conseils du syndicat de la Magistrature :
(mise à jour avril 2005)
La rétention administrative :
Si vous êtes étrangers en situation irrégulière,
le préfet peut décider de vous reconduire à la frontière.
Dans ce cas , le préfet peut vous placer en rétention administrative pendant
48h pour préparer votre renvoi. Au delà de ces 48h , vous pouvez être maintenu
en rétention pendant encore 15 jours au maximum sur décision du juge des libertés,
puis une nouvelle fois 5 ou 15 jours selon les cas.
Vos droits :
Vous devez être informés de vos droits dès le début de votre rétention
dans une langue que vous comprenez.
Vous avez le droit de faire un recours contre la décision de reconduite à la frontière mais
le recours n'est pas suspensif (vous restez en rétention)
Vous avez le droit de demander l'assistance d'un médecin
Vous avez le droit de demander l'assistance d'un avocat
Vous avez le droit de demander l'assistance d'un interprète
Vous pouvez communiquer avec votre consulat et avec une personne de votre choix
Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge de prolonger la durée de votre rétention
Comme en garde à vue , vous avez le droit d'être bien traité en rétention ( ne subir aucun
violence ni physique, ni morale)
Conseils :
Une association, la CIMADE se trouve sur le lieu de votre rétention afin de pouvoir vous aider,
notamment à contester la décision de reconduite à la frontière. Demandez à
la rencontrer au plus vite (Siège : 01 45 55 15 77) Pour une information sur les droits des étrangers,
contacter aussi le GISTI (01 43 14 84 89) ou l'ANAFE (01 42 08 69 93)